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Régularisation urbanistique : les 12 questions que tout propriétaire se pose

Une infraction urbanistique soulève toujours les mêmes inquiétudes : est-ce grave, est-ce que ça se prescrit, est-ce que je peux vendre, combien ça va coûter. Chaque situation restant particulière, ces réponses ne remplacent pas l'analyse de votre dossier : elles vous donnent le cadre pour comprendre où vous en êtes.

Questions fréquentes :

Q1 : Qu'est-ce qu'une infraction urbanistique exactement ?

Toute construction, transformation, extension, démolition ou changement d'affectation réalisé sans permis d'urbanisme, ou en s'écartant du permis délivré, constitue une infraction urbanistique. En Wallonie, la matière est régie par le CoDT ; à Bruxelles, par le CoBAT. Une véranda non déclarée, une maison divisée en appartements, une grange transformée en logement : tout cela entre dans la définition.

Q2 : Une infraction urbanistique se prescrit-elle avec le temps ?

Non, pour l'essentiel. Le maintien d'une construction irrégulière est une infraction dite continue : tant que la situation existe, elle reste en infraction. Seules certaines infractions mineures bénéficient en Wallonie d'un régime allégé. Attendre ne règle donc rien : la régularisation est la seule sécurisation durable du bien.

Q3 : Comment savoir si mon bien est en infraction ?

Le point de départ est la comparaison entre l'existant et les permis délivrés. On peut parfois demander à la commune la copie des permis et des plans autorisés si disponibles, puis on compare avec la situation actuelle. Tout écart constitue potentiellement une infraction. 

Q4 : Puis-je vendre ma maison avec une infraction urbanistique ?

La vente reste juridiquement possible, mais le notaire a l'obligation d'informer l'acheteur de la situation urbanistique. En pratique, cela se traduit par une décote négociée, une clause suspensive, une consignation d'une partie du prix, voire un retrait de l'acheteur. Engager la régularisation avant ou pendant la vente protège votre prix et rassure toutes les parties.

Q5 : Faut-il obligatoirement un architecte pour régulariser ?

Dès que les travaux à régulariser touchent à la structure ou à la stabilité du bâtiment, créent du volume ou créent du logement, le concours d'un architecte est légalement obligatoire pour le dossier de permis. Et même dans les cas dispensés, un dossier construit et signé par un architecte agréé pèse différemment face à l'administration communale.

Q6 : Combien coûte une régularisation urbanistique ?

Le coût dépend de la nature de l'infraction, de la taille du bien et des documents à disposition . S'y ajoutent les taxes communales de dossier et, dans certains cas, une amende transactionnelle négociée avec l'administration. SGA-Immo établit un devis précis, une offre forfaitaire : vous savez exactement où vous allez avant de vous engager.

Q7 : Combien de temps prend une procédure de régularisation ?

En fonction de la complexité, les délais peuvent varier entre 5 et 10 semaines une fois le relevé sur place effectué pour réaliser les plans et la constitution du dossier. Une fois la demande déposée, si le dossier est complet, les délais légaux d'instruction varient généralement entre 75 et 115 jours (160 jours à Bruxelles) selon les avis requis (fonctionnaire délégué, pompiers, DNF, instances patrimoniales ... ). 

Q8 : Que se passe-t-il si la régularisation est refusée ?

Un refus n'est pas une fin de parcours. Selon les cas, on peut adapter le projet pour le rendre acceptable (démolition partielle, modification des matériaux, réduction du volume), introduire un recours auprès du Gouvernement wallon ou des instances bruxelloises. 

Q9 : J'ai reçu un courrier de la commune ou un procès-verbal : que faire ?

Surtout, ne pas l'ignorer. Un PV d'infraction ouvre des délais et des options qu'il faut saisir rapidement : proposition de transaction, mise en conformité volontaire, dépôt d'un permis de régularisation. Plus la réponse est structurée et rapide, plus la marge de négociation est grande. 

Q10 : L'infraction a été commise par l'ancien propriétaire : suis-je responsable ?

​Le maintien de la situation irrégulière incombe au propriétaire actuel, même s'il n'est pas l'auteur des travaux. C'est la mauvaise nouvelle. La bonne : l'acquéreur de bonne foi dispose d'arguments dans la négociation avec l'administration, et la régularisation reste possible dans la plupart des cas. D'où l'importance de vérifier la conformité urbanistique avant tout achat.

Q11 : Quelle est la différence entre la Wallonie et Bruxelles pour une régularisation ?

La Wallonie applique le CoDT, Bruxelles le CoBAT et le Règlement Régional d'Urbanisme, avec des procédures, des délais et des exigences différentes. À Bruxelles, chaque commune ajoute sa propre pratique, et les régularisations y sont plus complexes. C'est pour cela que nous demandons toujours l'accompagnent d'un juriste urbaniste spécialisé pour les demandes de régularisation à Bruxelles.

Q12 : Pourquoi passer par SGA-Immo plutôt que par une plateforme de régularisation ?

Les plateformes jouent les intermédiaires : elles revendent votre dossier à un architecte tiers que vous ne choisissez pas. Chez SGA-Immo, la personne qui visite votre bien, dessine les plans, réalise le dossier et répond à l'administration est la même. Un seul interlocuteur, spécialisé dans les régularisations.

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